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Formation du crâne et de la face de bébé : quels sont les facteurs de croissance ?

Arrêtons de tenir la tête des bébés. Laissez-leur la possibilité de déclencher le réflexe d’autograndissement. Celui-ci fait partie des nombreux réflexes archaïques qui vont permettre le développement moteur et la formation du crâne et de la face des bébés. En maintenant bien son bassin, les bébés sont capables de tenir leur tête tout seuls grâce aux muscles profonds de la colonne qui assurent le redressement des vertèbres et du cou. Sur le continent africain, dès que les enfants savent marcher, ils portent des poids sur leur tête et de fait ce réflexe d’autograndissement s’active. Croire que le crâne des bébés est fragile est une erreur ! J’aime déconstruire les croyances. Le crâne des nouveau-nés n’est pas si fragile, il est malléable et s’adapte en fonction des contraintes qu’il subit. La croissance crânienne est un processus intégré avec le développement moteur de l’enfant. Ils vont de pair. Geneviève Belot, ma maman ostéopathe, m’a éclairé sur les différents facteurs de croissance de la formation du crâne et de la face du bébé. Je partage dans cet article sa manière de voir le crâne.  

Le crâne du bébé : comment est-il composé ? 

Pour comprendre le crâne du bébé, il faut d’abord savoir qu’il n’est pas une réplique miniature du crâne adulte. Il est en perpétuelle évolution. À la naissance, les six os du crâne du bébé (l’occiput, les deux os pariétaux, les deux os temporaux et l’os frontal) ne sont pas encore soudés. Ils sont liés entre eux par des sutures et des espaces vides appelés les fontanelles. Le crâne se divise en trois parties : la voûte, la base et la face. La voûte et la base contiennent et protègent le système nerveux. La face abrite les organes des sens, la bouche, le nez, les oreilles. Toutes les parties du crâne grandissent à leur vitesse en suivant des calendriers propres selon différents facteurs comme les mouvements des yeux, de la langue, les muscles qui s’insèrent sur la crâne ou la poussée du cerveau. À la naissance, le crâne du bébé est composé essentiellement de la voûte et de la base. La face va encore s’étirer et son développement se poursuivra toute notre vie. Les proportions de chaque partie se modifient de façon importante au cours de la croissance. À découvrir pour mieux comprendre, une animation du développement du crâne à partir de l’âge de 5 mois. 

Le mouvement : le facteur prédominant de la formation du crâne

ostéopathie cranienne

Ce que l’on appréhende dans la formation du crâne et de la face, c’est l’évolution de l’espèce humaine, l’évolution de l’homme, la possibilité d’adaptation de la posture. La chronologie de l’évolution de l’homme, de l’australopithèque à l’Homo Sapiens, montre aussi l’évolution du crâne. Nos cousins chimpanzés présentent une seule courbure de la colonne, un petit crâne et une grosse gueule parce qu’ils se sont spécialisés dans la grimpe des arbres. Pour nous les hommes, la course, la marche et l’endurance ont amélioré la courbure de la colonne vertébrale. Le résultat mécanique est la modification de la forme du crâne. Les hommes sont les seuls vertébrés à posséder une colonne vertébrale formant un angle droit avec la base du crâne. C’est donc grâce au mouvement, au développement de leur motricité que le passage à la bipédie a pu se faire. La clé de ce changement : l’os occipital du crâne se retrouve à l’horizontale. Il permet à la voûte crânienne de s’ouvrir, ce qui ouvrira la face, fera descendre la mâchoire, fera pousser les yeux, les dents et la langue trouvera sa place dans le palais, etc.  

Mais alors quels facteurs influencent la formation du crâne et de la face du bébé ?

Ostéopathie bébé

Grâce à la connaissance approfondie en biomécanique, on se rend compte que l’enfant doit bouger et être libre de ses mouvements pour bien grandir et bien former son crâne. C’est tout simplement mécanique ! Partant de ce principe, la station prolongée en couché dorsal en poussette ou dans un transat et tout autre accessoire de puériculture est une erreur. Elle freine la croissance. Le bébé est contraint, il est accroché. Il est limité dans ses mouvements. Comme lors du passage à la bipédie il y a au moins 7 millions d’années, le bébé doit se spécialiser dans la marche en respectant chacune des étapes du développement moteur : se mettre à plat ventre, se retourner, ramper, avancer à quatre pattes, s’asseoir, se lever et marcher. C’est à nous d’aider les bébés à bouger dans le bon sens pour leur offrir à chaque stade moteur des positions actives qui mettent en route et allongent leurs muscles. Ainsi, la rotation de l’os occipital se réalisera, elle aura une influence sur l’os temporal, l’os temporal sur le développement de la mandibule et ainsi de suite…

  • Vous l’aurez compris, le premier facteur de formation du crâne et de la face du bébé est la motricité générale de l’enfant. Mon ebook sur le sujet  vous permettra de mieux comprendre comment bien développer la motricité de l’enfant de la naissance jusqu’à la marche. 
  • Le second facteur est la respiration nasale. Le flux de l’air a un effet turbine qui fait grandir le crâne et la face. Comprenez alors que le bébé doit respirer de façon optimale et ne doit pas être gêné par un dysfonctionnement de la langue (clic vers article sur frein de langue), des narines trop pincées, une température trop chaude ou trop basse. 
  • Le troisième est la langue au palais. Celle-ci est nécessaire à la déglutition et à la mastication. Elle forme le palais qui grandit et s’élargit de manière horizontale permettant de créer suffisamment d’espace au niveau des gencives et accueillir les dents de lait et plus tard les dents définitives.
  • Le quatrième est la mastication. Si les bébés sont nourris avec une alimentation trop moulinée, sans morceau, ils ne mastiquent pas et n’exercent aucune contrainte sur les muscles de la langue, des joues et des lèvres. Pourtant ce sont eux qui permettent un développement harmonieux du visage du bébé. 
  • Le cinquième est l’expression faciale, “la mimique”. La face s’adapte en fonction des sourires, de l’ouverture de la bouche, du plissement des yeux, des grimaces ou du plissage du nez, etc. Toutes les expressions du visage font travailler les muscles de la face et auront forcément une influence sur son développement. Les mouvements des muscles de la face vont influencer par exemple la place des pupilles, de celle des paupières, l’extrémité des lèvres, etc. 

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